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  Le Fusil et l'Artillerie Napoleonniennes

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virtualwarrior10



Messages : 213
Date d'inscription : 17/05/2017

MessageSujet: Le Fusil et l'Artillerie Napoleonniennes   Mar 27 Juin - 21:29

Le fusil

Le fusil qui équipait les armées napoléoniennes était le fusil modèle 1777 modifié an IX.

D’un point de vue industriel, c’est le premier fusil réellement conçu pour être fabriqué « à la chaine » et de façon massive. C’est un profond changement technique et militaire que permet cela. On estime qu’il s’en est fabriqué environ 2 millions.


Ses principales caractéristiques

- Longueur : 1520 mm
- Longueur du canon : 1137 mm
- Poids à vide : 4,750 kg
- Poids avec baïonnette : 5,079 kg
- Canon sans rayure
- Vitesse d’éjection : 420 m/s
- Rythme de tir : 3 coup/min pour un soldat très entrainé
- Portée efficace : 250 m
- Porté max : 1000 m (précision : à peu près nulle, on dit que à 400 m on peut rate rune maison de 4 étages !)
- Pénétration : 4,6 cm de sapin à 250 m


La version modifié an IX fut fabriquée entre 1808 et 1819 dans les Manufacture Impériale de St-Etienne, Tulle, Charleville, Maubeuge, Mutzig, Roanne, Versailles, Culembourg, Liege, Turin


Son utilisation

Elle est assez lente. Il faut ouvre d'abord le bassinet, puis ayant déchiré la cartouche avec les dents, remplit de poudre le bassinet et le refermer. Il verse ensuite le restant de la charge de poudre dans le canon et bourre par deux fois l'enveloppe de la cartouche avec la baguette, introduisant la balle entourée des deux épaisseurs de papier. . Pour éviter les effets du recul, beaucoup de soldats donnent à l'amorçage une part très large et souvent inégale se traduisant par des différences considérables dans la portée et la précision.

Ensuite on arme alors le chien, dont le silex, quand il est de bonne qualité, suffit pour cinquante coups. Les balles sont de plomb.
La vitesse d'un tireur exercé était de deux coups-minute, et le silex « ratait» en moyenne une fois sur quinze, ce qui était considéré comme correct.

Le fusil se révèle d'une robustesse extraordinaire, mais sa fiabilité est sujette à caution. Il connait beaucoup de problèmes d'amorçage et son canon souvent bouché et encrasé par la poudre de mauvaise qualité employée par l'armée française. En effet, la poudre dite « de munition» est un mélange de trois quarts de salpêtre, un huitième de charbon, un huitième de soufre, en grains relativement gros, trois cents à quatre cents au gramme. Elle encrasse rapidement le canon du fusil, qui doit être lavé au chiffon après cinquante ou soixante coups, puis séché et graissé. Ce qui à raison de deux coups minutes donne une autonomie théorique de 25 min.

Le tir était précis entre cent et deux cents mètres, et encore efficace jusqu'à quatre cent cinquante ou cinq cents mètres ; l'arme ne comportant pas de hausse, le soldat tirait alors un peu au jugé. Aucune protection de la platine n'étant prévue, le soldat la mettait à l'abri de l'humidité en l'entourant de chiffons ou du mouchoir.

Le défaut de précision est également du, pour une large part, au recul, à la fumée et à l'irrégularité de la charge de poudre. Le recul est si violent qu'il n'y a pas de tir où on ne voit des hommes saigner du nez. La fumée est si abondante qu'après un tir de quelques minutes, l'horizon du tireur est complètement obscurcie.

Au global, les ratés sont nombreux, de l’ordre d’un sur six ou sept coups par beau temps, beaucoup plus par temps pluvieux.

Ainsi, malgré certaines prétentions, ce fusil est quelque peu inférieur au fusil utlisé par les anglais.


Procédure en 12 temps


Devait pas falloir stresser en plein combat pour faire tout ça de façon automtique

- Chargement de l’arme : positionner le fusil perpendiculairement soit, platine vers l’extérieur
- Ouvrir le bassinet et la giberne contenant les cartouches
- Prendre la cartouche (enveloppe en papier contenant la poudre et la balle)
- Déchirer la cartouche
- Amorcer : remplir le bassinet de poudre
- Fermer le bassinet
- Passer l’arme à gauche
- Verser le reste de poudre dans le canon puis y introduire le reste du papier avec la balle
- Tirer la baguette du fusil
- Bourrer la balle avec la baguette
- Ranger la baguette
- Se mettre en position du « porter arme »

Une fois les armes chargées trois ordres déclenchent la salve :
- « /Apprêtez vos armes ! /» : le fusil est porté en avant, le pouce armant chien.
- « /Joue !/ » : les soldats mettent en joue et vise la cible avec leur pouce (le fusil n’est pas équipé d’organes de visée)
- « /Feu ! /» : les soldats pressent la détente, le chien tombe, enflamme la poudre du bassinet qui enflamme celle du canon par un petit trou qu’on appelle la lumière, la poudre dans le canon explose et la pression dégagée expulse la balle dans un nuage de fumée.


Quelques statistiques














L'artillerie Napoléonienne

L'Artillerie en Général

Napoleon est un artilleur de formation, surnommé le « capitaine canon » lors de sa formation à Toulon. Il a une vision très précise de ce que doit être l’organisation de l’artillerie.

Napoleon fera de l’artillerie une pièce maitresse de son armée. Le nombre de canon ne cessera d’augmenter tout au long de l’empire. On cite traditionnellement les chiffres suivants : 200 canons français à Eylau (1807) et 500 à Wagram (1809)
Pour lui ce qui importe n’est pas forcément de tirer le plus loin possible mais d’être efficace. Il milite par exemple pour un usage intensif de la mitraille considérant qu’elle fait beaucoup de dégâts et que elle tire bien plus loin de les fusil et est donc très efficace contre l’infanterie.

L’armée de Napoleon a beaucoup structuré et modernisé l’organisation et l’utilisation de l’artillerie. Elle s’est beaucoup appuyée pour cela sur les travaux qui furent conduits à la fin du XVIII° siècle par Jean Baptiste Vaquette de Gribeauval. Cet éminent artilleur a beaucoup contribué à rationnaliser et standardiser et alléger l’artillerie de l’armée française et la rendre plus mobile. Il a engagé ses travaux à partir de 1776 et cela s’est amplifié puis s’est imposé jusqu’à la fin de l’empire.
Deux autres innovations majeures dans l’artillerie des armées napoléoniennes sont :
- la création de l’artillerie à cheval qui donne une mobilité sans pareil pour maltraiter l’infanterie en se déplaçant rapidement
- donner aux armées le train de l’artillerie pour etre totalement autonome en campagne dans le déplacement de cette arme centrale dans la tactique napoléonienne. Jusqu’alors, les mouvements de l’artillerie dépendaient d’employés civils.


Les principes du système d’artillerie dit Gribeauval
L’objectif de cet artilleur de haut vol était de disposer d’une artillerie standardisée, facile à déployer, mettre en œuvre et replier et très mobile. Il a d’abord commencé par unifier les types de canons et de boulets pour rationnaliser l’équipement des armées et faciliter les approvisionnements.
Après son passage on ne trouve plus dans l’armée que des canons de 4, 8 ou 12 livres, correspondant au poids des boulets qu’ils pouvaient projeter. Ca fait grosso modo un poids en kilo de moitié. Un boulet de 12 livres faisait 12,5cm de diamètre et nécessitait une charge de poudre approximative de 4 livres.
A part pour la mitraille, il y avait peu d’écart dans la portée de ces différents canons, environ 1000 m maximum pour les boulets. Pour la mitraille il fallait compter entre 500 et 800 m. C’est pour ces rasions que la rationalisation de l’artillerie menée par Gribeauval a concentré les efforts sur les cannons de 8 livres. En effet, très léger, environ 600 kg, il suffisait d’un attelage de 4 chevaux pour les déplacer rapidement, voire même positionnés par la force des hommes grâce à des cordes. Cela servait notamment pour repositionner les canons pendant que le feu était engagé au moment ou les chevaux étaient mis à l’abri. Cette corde permettait aussi de garder l’attelage attaché aux canons même pendant le feu et ainsi d’agir avec rapidité dès lors qu’il fallait déplacer les pièces d’artillerie


Les Boulets utilisés
- Les boulets pleins : Les cannons pouvaient les expédier à environ 800 ou 900m. Contrairement à l’artillerie moderne, ces boulets étaient « passifs » et n’explosaient pas. Ils tuaient en heurtant les troupes ennemies. Le truc était de faire en sorte qu’ils puissent ricocher sur un point dur pour pouvoir rebondir et faire encore plus de dégâts. En ricochant, on pouvait obtenir une portée utile jusqu’à 1500 m. Quelques ordres de grandeurs sur la puissance de choc de ces projectiles : un boulet de 12 à 500m pouvait théoriquement transpercer un parapet de terre de 2m ou un mur maçonné en brique de 40cm.

- Les boites à mitrailles : ce sont des cylindres en fer blanc remplies de petites balles en fonte. Ces petites balles ont un effet extrêmement meurtrier à courte portée sur les infanteries et la cavalerie.

- Des boulets fusants : ce sont les premiers boulets explosifs. Ils sont creux remplis de poudre et munis d’une mèche. Le boulet est expédié et quand la mèche est brulée il explose. C’était donc un exercice délicat de tirer ce genre de boulet. En effet il fallait calculer le temps de la trajectoire et adapter la longueur de la mèche en fonction. Si la mèche est trop courte, le boulet explosera en l’air et ne sert à pas grand chose, si elle est trop longue le boulet n’explosera qu’un moment après être tombé au sol et des ennemis courageux peuvent arracher la mèche.

- Des boulets rouges :
des boulets pleins chauffés dans des fours et qui ont un effet incendiaire sur les cibles.

Les portées des cannons


Un canon et son caisson


Un canon et son attelage
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